J’ai rêvé d’étoiles On ne s’aime plus mais on s’aime encore
Comme une pendule qui perd ses ressorts
Et l’amour gondole sur Venise glacée
Et le temps bricole tout embarrassé
Pour nous mon amour bis
J’ai rêvé d’étoiles qui pleuraient sur nous
D’un feu de Bengale brûlant tous nos loups
J’ai rêvé d’une mer, pour nous, pacifiée
Noyant nos hivers, nous, émerveillés
Nous deux mon amour bis
Je crois aux délices, aux matins sucrés
Aux tendres oasis, aux désaltérés
Et je vais danser, pour masser la terre
Qui porte mes pas vers ce qui éclaire
Nous deux mon amour bis
Pas si facile
C’est pas si facile de surfer sur ses p’tits soucis
Pas facile, de swinguer les contretemps.
C’est pas si facile de sourire aux emmerdements
C’est la vie, c’est la vie !
Où t’as mis les clés du paradis?
Bonnano dit qu’il les a trouvées!
Suffit de se taire, de réprimer, de refouler
Les p’tites blessures, les p’tites bavures, les perfidies.
Où t’as mis l’argent qui fait l’bonheur?
C’est la vie tout en mensualités!
Suffit de bosser, de consommer, de s’empâter
Et d’éviter de trop penser aux déserteurs.
C’est pas si facile de surfer sur ses p’tits soucis
Pas facile, de swinguer les contretemps.
C’est pas si facile de sourire aux emmerdements
C’est la vie, c’est la vie !
Où t’as mis l’amour et son eau fraîche?
C’est Walt Disney qui va nous guider!
Suffit d’aluner, de fredonner, de se farder
Et de trouver l’homme de sa vie au fond d’l’Ardèche.
Où t’as mis le sens de nos vies?
C’est la quête de longévité!
Suffit de jeûner, de se lifter, de méditer
Et d’éviter trop de passion et trop d’envie.
C’est pas si facile de surfer sur ses p’tits soucis
Pas facile, de swinguer les contretemps.
C’est pas si facile de sourire aux emmerdements
C’est la vie, c’est la vie !
Ecoute
Nos mères Dans la tête de nos mères, y’a une tonne de bazar
Des motifs pour une guerre, ou pour choper l’cafard Des souv’nirs encombrants, qui n’ font pas bon ménage Un tas de renoncements, qui ne font pas leur âge
Mais trois bouts de chiffons Un coup d’rouge à lèvres
Oublie la maisonUne série un peu mièvre
Bronzing sur l’balcon Pas besoin d’faire la grève
Dans le cœur de nos mères, y’a un tas de tiroirs Des dates d’anniversaires, des mots d’amour en r’tard D’un rouge aux joues flagrant, la nuit de leur mariage À l’ombre d’un amant, tempête sur le ménage
Et faire son baluchon Une fois même en rêve Quitter la maison Et rev’nir sur la terre Refaire son chignon Mais juste un peu plus fière
Dans les yeux de nos mères, clignotent deux grands phares Qui surveillent nos galères, et nos premières histoires Et puis le coup des pleurs, au moment des adieux On sera toujours mineurs, tout au fond de leurs yeux
Et laisser son feuilleton Baisser la lumière Et couper le son Et la vie à l’envers Défile sa chanson ... Et si c’était à refaire ?